Hier, Marianne Louis, Secrétaire nationale du PS, mais également élue d'Evry et de notre agglomération (avec laquelle au passage je travaille très bien au quotidien), a publié sur son site une analyse évidemment tranchée, sur "le busing" en général et son impact réel dans le "Plan Espoir Banlieue" de Fadéla Amara.
Sans esprit polémique, mais avec le souci de l'éclairage local, je lui ai répondu. A mon sens, entre les volontés nationales, et la capacité locale des élus, enseignants, associations et habitants à saisir les leviers qui leur sont offerts, à prendre des initiatives, parfois même des risques, il peut y avoir débat ; l'écart entre l'analyse globale de Marianne et le résultat concret (positif et/ou négatif) sur Courcouronnes peut être l'occasion d'un débat de fond sur un sujet qui me tient à cœur depuis des années ;
et si, avec un peu de moyen, les solutions aux milliers de petits problèmes que nous rencontrons et qui, accumulés les uns aux autres, entraînent des catastrophes sociales, ne dépendaient plus que du seul investissement local sans faille, sans préjugés, des élus de terrain, de celles et ceux qui connaissent leurs habitants, la réalité de leur quartier, les particularités de leur ville ?
Définitivement, je le redis, je crois davantage à notre pouvoir d'initiative qu'à des solutions miracles gouvernementales, qu'elles soient de gauche ou de droite ; les errements de la politique de la Ville depuis 30 ans, mais surtout les différences de traitement et de résultats sur le terrain, en fonction de l'action des édiles, le montrent...
Retrouvez donc le texte de Marianne en cliquant ici :
http://www.mariannelouis.net/2009/10/le-naufrage-du-busing-est-limage-de.html
Et ma réponse, publiée sur son site et sur facebook :
"240 c'est évidemment
trop peu ; mais pour les 50 élèves déjà concernés par le dispositif à
Courcouronnes, ainsi que toutes celles et ceux de l'école du Canal qui
a ainsi été désengorgée, c'est déjà beaucoup ; en terme de mixité, de
résultats scolaires, à ma modeste échelle locale, je veux bien discuter
de cette expérience qui, sur le terrain, ne se limite pas à de la
communication.
Certes, ce dispositif illustre une fois de plus
l'échec de la politique de la ville. Mais pas seulement celle de nos
gouvernants, qu'ils aient été de gauche ou qu'ils soient de droite.
Il
est des dispositifs qui nécessitent de se retrousser les manches, à
l'image de la Réussite éducative, du busing, et dont le succès ne
dépend pas des seules circulaires ministérielles ; cela peut dépendre
aussi du volontarisme politique local, de la capacité à innover, à ne
rien s'interdire.
Tu me connais Marianne, je n'aime guère la
polémique, surtout sur ces sujets sensibles, et loin de moi l'idée de
venir ici y céder. Je reste donc à ton entière disposition pour te
montrer, sur le terrain, ce qu'une petite goutte d'eau comme cette
expérience peut amener à une ville comme Courcouronnes..."
Le débat est ouvert...
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